Mon aventure – Partie 20

Comme à chaque lundi, ma publication consiste à vous partager mes objectifs personnels et familiaux quant à vivre de façon plus sereine avec ce merveilleux outil qu’est l’argent, car l’argent n’est ni bon ni mauvais, il ne fait qu’amplifier qui nous sommes déjà!

Le coût de la procréation assistée 🤰👶💳

Selon l’Institut de la statistique du Québec, le taux de fécondité a atteint un creux historique en 2024 pour 1,33 par femme. La tendance est à la baisse alors qu’il était de 1,73 enfants par femme en 2008 et 2009. Le niveau de fécondité observé est nettement inférieur au seuil de remplacement démographique, qui est autour de 2,1 enfants par femme, selon le niveau théorique nécessaire pour qu’une génération remplace la précédente, sans immigration. Malheureusement, nous avons fait partie de cette statistique. Pourquoi? Pas de réelle raison. Nous sommes des enfants des années 80, les parents qui fumaient partout? La venue du micro-ondes? Les pizzas pochettes?

À l’époque, c’était moins connu, nous avions fait la grande majorité des démarches en fertilité en catimini, ne l’ayant dit qu’à une poignée de personnes de notre entourage. C’était surtout pour s’éviter de devoir rendre des comptes et à revivre de mauvaises émotions en cas de résultat négatif. Quand nous avons débuté cette aventure, il n’y avait pas encore de programme public qui couvrait certains frais, c’est en partie grâce à Julie Snyder qui a fait pression sur le gouvernement, ayant elle-même souffert d’infertilité.

Ma conjointe et moi sommes en accord que c’est l’une des plus difficiles épreuves que nous avons eu dans notre vie, psychologiquement et physiquement pour elle. Nous avions une analogie que nous nous répétions souvent. C’est comme monter un escalier. Même si tu es rendu à l’avant-dernière marche, tu peux redescendre abruptement tout en bas. Bref, c’est statistiquement pire que le jeu Serpents & Échelles!

Après plusieurs tests et inséminations non fructueuses, nous nous sommes tournés vers le privé, chez OVO, pour tenter un premier cycle de Fécondation In Vitro stimulé (FIV). En résumé, la femme doit prendre des médicaments afin de stimuler la production ovarienne, récolter les ovules matures et les féconder avec un spermatozoïde du père ou d’un donneur selon le cas. C’est pour cela que c’est très difficile physiquement pour la femme, la partie de l’homme étant rapide et simple disons!

Les multiples rendez-vous à Montréal riment avec prise de congés au boulot, déplacements (usure de la voiture, essence), parfois aller à l’hôtel, des repas au restaurant et surtout, le coût des services, traitements et médicaments. Bref, au bout du compte, les montants s’additionnent. On parle d’environ 12 à 15 milles dollars par cycle.

Nous avons été chanceux, très chanceux. Au premier cycle, après toutes les différentes étapes, il ne restait d’un seul embryon vivant et cela a fonctionné du premier coup! Quel bonheur! Nous allions êtres parents, mais il restait quand même à rendre la grossesse à terme! Comme c’était notre premier cycle, certains traitements étaient couverts et une autre partie en frais de santé lors de nos impôts.

Après deux ans, nous avons décidé de refaire un cycle, totalement à nos frais mais avec des frais de santé qu’on pouvait mettre sur nos impôts. Malheureusement, le processus s’est soldé par une fausse couche. Nous avons décidé que c’était assez, trop difficile, que nous allions vivre à trois avec notre petit garçon adoré. À ceux qui vivez cela, sachez que nous sommes de tout coeur avec vous. N’hésitez pas à en parler, il y a tellement de monde dans le même bateau! C’est difficile, mais quand ça fonctionne, c’est le plus beau cadeau que la vie puisse nous donner.

Côté bourse, la dernière semaine sur les marchés a été bonne encore une fois (je me répète depuis plusieurs semaines), mon CELI géré de façon autonome a clôturé avec 16,35 % (+1,42 %) de rendement et de 3,01 % (+0,84 %) pour mon REER!

Bonne semaine!


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