L’avenir de nos parents

On parle souvent de l’avenir de nos enfants et de tout ce qu’on peut mettre en place afin de leur assurer un futur rempli de possibilités. Malheureusement, c’est beaucoup moins le cas pour l’avenir de nos propres parents. Et pourtant, l’espérance de vie augmente, la vie coûte de plus en plus cher, ainsi que les frais de santé. De plus en plus de familles se retrouvent devant une réalité délicate : les enfants devront peut- être aider financièrement leurs parents plus tard.

Au Québec, rappelons-nous que selon Statistique Québec, la proportion de la génération des « baby-boomers » représentait environ 20 % de la population en 2021. C’est un choc démographique. Ces parents, nés entre 1946 et 1965, sont maintenant âgés entre 60 et 80 ans environ. Les plus jeunes d’entre eux sont à l’aube de la retraite, tandis que pour les autres, après de belles années à profiter de la vie, celle-ci prendra fin d’ici l’atteinte d’un âge vénérable (durée de vie moyenne de 81 ans pour les hommes et 85 ans pour les femmes).

Cette génération a grandi avec l’idée que les fonds de pension d’employeur seraient suffisants, que la RRQ couvrirait les besoins essentiels et que la Pension de la Sécurité de la vieillesse compléterait le reste. Situation pire encore, certains ont mis tous leurs œufs dans la RRQ, n’ayant rien d’autre, pour leur retraite dorée…

Malheureusement, aujourd’hui, ces revenus sont souvent loin de couvrir tous leurs besoins notamment les soins à domicile, les résidences privées, l’hébergement pour perte d’autonomie et même, parfois, les dépenses quotidiennes comme manger! En même temps, nous enfants de la génération « sandwich », vivons dans un monde où le coût de la vie a explosé, les salaires ont moins suivi, les familles ont moins d’enfants et les ressources publiques sont sous pression.

Ce n’est pas parce qu’ils ont mal fait les choses. C’était le modèle de l’époque, la vie promise par la société qui avait un urgent besoin de vivre. Ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient dans ce modèle qui a changé en cours de route. La question qu’on doit collectivement se poser : Comment peut-on se préparer, ensemble, pour éviter le choc financier plus tard? C’est loin d’être simple, toute personne, même la plus âgée, veut sa liberté et être aux commandes de sa destinée. L’idée est dans la communication, c’est-à-dire de parler en famille des attentes et des capacités financières, de les encourager ou aider à mettre en place un plan, tout en priorisant l’autonomie des deux générations.

👉 En bref, pour nous, enfants, l’important c’est d’investir tôt dans notre vie, afin que l’effet cumulé devienne notre allié. C’est de mettre en place une stratégie qui, en cas de besoin, nous permettra d’aider ceux à qui nous devons la vie, qui nous ont élevés, nourris et aimés. Ce n’est pas un sujet facile, mais c’est un sujet d’amour, de préparation et de dignité. Au fond de nous-mêmes, nous voulons seulement que nos parents vieillissent en sécurité et que nous puissions, nous aussi, aspirer au même avenir que nous désirons leur offrir, mais sans impacter les finances de nos propres enfants.


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