Aujourd’hui, on reste dans l’analogie du baseball. Provenant du terme anglais « overconfidence bias, le biais de confiance est un piège redoutable qui guette tous les investisseurs. Pourquoi? Eh bien, tout simplement parce qu’on ne le sait pas lorsqu’il nous afflige! Il est dans notre angle mort. Mais comme disait Buffett, quand la mer se retire, on voit ceux qui nagent nus.
Notre cerveau a toujours tendance à surestimer ses propres capacités. C’est l’émotion qui habite l’investisseur cupide (greedy) lorsque ce dernier s’élance pour le coup de circuit, au lieu de simplement viser des coups sûrs par des gains constants.
En bourse, la plupart des investisseurs se croient plus habiles et rusés que le marché. Ils croient faire mieux que la moyenne. La réalité, selon plusieurs études, c’est qu’une écrasante majorité d’investisseurs autonomes ne parviennent pas à battre le marché boursier sur le long terme et que leur rendement moyen est inférieur à celui des indices boursiers de référence.
Le biais se concrétise aussi par l’illusion du contrôle et du savoir. L’investisseur croit fermement qu’il peut influencer ou prédire la direction que prendront les marchés, mais c’est plus souvent qu’autrement une coïncidence en raison d’événements purement aléatoires. Ils confondent souvent l’accès à l’information versus la compréhension réelle de celle-ci. Ce n’est pas l’accès à de forums de discussion, à Google et maintenant les multiples IA qui font d’eux des experts en macroéconomie et en géopolitique.
Malheureusement, ce biais n’est pas que difficile sur l’égo de l’investisseur, il a aussi un coût sur le portefeuille de ce dernier. Les transactions excessives, le manque de diversification et la sous-estimation du risque minent les gains de l’investisseur qui en est atteint.
En bref, il faut demeurer respectueux devant le marché et savourer un très bon coup en toute humilité en avouant avoir probablement eu un peu de chance. Comme tout le monde, j’en souffre aussi. Malgré un bon rendement en 2025, je frôle actuellement le rendement du S&P 500 mais je suis loin de battre le Nasdaq à presque 21 % et en moins le S&P TSX à environ 30 %.
