En tant qu’investisseur autonome, nous tentons de faire tout en notre possible pour avoir de bons rendements. Malheureusement, parfois, la performance globale n’est pas au rendez-vous et peut nous décevoir. Nous avons tous cet ennemi silencieux, qui nous guette et attend le bon moment pour gâcher nos résultats : nous-mêmes. Mais pourquoi?
Nous avons tous le même biais comportemental, celui de nous laisser nous emporter par l’euphorie au lieu de poursuivre la stratégie. Ce sentiment qui nous pousse à suivre la masse, par exemple pour les titres d’intelligence artificielle, alors qu’ils sont à leur plus haut sommet. Pire encore, vendre dans la panique, alors que le marché subit une baisse de 10 %. La règle d’or le stipule clairement, il faut « normalement » acheter bas et vendre haut, logique irrationnelle pour le cerveau humain.
Trop transiger, c’est souvent contre-productif. Un portefeuille d’investissement, c’est un peu comme un savon, plus on y touche et plus il fond à vue d’œil! Encore une fois, l’idée c’est de suivre le plan. Pour l’investisseur à long terme, le mieux c’est d’être comme un robot et faire des transactions avec la même régularité, le même montant et sans aucune émotion.
Nous nous croyons souvent bien diversifiés, mais la vérité, c’est qu’on détient souvent une panoplie de titres qui sont dans le même secteur, qui s’entre-coupent avec comme résultat une surexposition. Ce n’est pas si grave, en autant que nous le sachions et que nous pondérions le tout selon le plan établi préalablement.
Finalement, nous voudrions tous que notre portefeuille grossisse rapidement avec des rendements de 25 % et plus, mais la vérité, c’est que ça prend du temps. Une discipline et une constance. Il existe bien des raccourcis, mais ils viennent avec une prime de risque très élevée que peu d’entre-nous sommes vraiment prêts à assumer.
En bref, soyons nous-mêmes et apprenons à bien vivre avec nos rendements. Nous pouvons travailler sur nous en tant qu’investisseur, mais nous ne pouvons pas tout contrôler non plus. Le marché a sa part de responsabilité et de ce côté, nous n’y pouvons rien, il valse d’un côté comme de l’autre. Le pire ennemi de l’investisseur, c’est nous.
