L’égo

L’histoire de course à pied que je vous ai racontée hier, c’est une représentation du fruit de notre égo. L’égo, c’est la représentation et la conscience que l’on a de soi-même. Il est très souvent le plus grand ennemi de l’investisseur. En finance, on dit souvent que le marché n’a pas de sentiments, mais il punit ceux qui en ont trop. L’égo, lui, est très émotif et il aime avoir raison, ce qui en fait un trait psychologique qui influence les décisions financières.

Comme il déteste avoir tort, l’égo recherche la validation tout en se croyant supérieur aux autres. Il embrouille les pensées ce qui lui fait ignorer les signaux d’alarmes, car il est convaincu qu’il est mieux informé et qu’il détient la vérité. Il souffre d’excès de confiance et prend aussi des risques démesurés.

Il se nourrit de la comparaison sociale. C’est le parfait voisin gonflable, il veut minimalement ce que l’autre a tout en souhaitant secrètement avoir mieux. Il en veut toujours plus. L’égo est le parfait reflet de la citation bien connue “We buy things we don’t need, with money we don’t have, to impress people we don’t like.”. Mais de l’autre côté du miroir se cache son réel destin.

👉 En bref, l’égo pousse à dépenser parce qu’il désire projeter une image du succès. Il croît pouvoir être un meilleur investisseur que tout le monde, mais il tombe dans la plupart des pièges que le marché lui tend. À moyen terme, c’est un sabotage voire une autodestruction inévitable de son être. Il y a bien une certitude, l’égo court à sa perte.


Publié le

dans

, , , ,

Par

Étiquettes: