Afin de compléter ma publication d’hier concernant les faibles risques liés aux fonds indiciels, j’aimerais ajouter qu’ils sont un bon moyen d’apprentissage de la bourse en investissant régulièrement tout en s’habituant à la volatilité du marché.
L’action individuelle, c’est un peu comme nager en eaux troubles sans veste de flottaison individuelle (VFI). C’est possible, mais risqué, surtout si nous n’avons pas évalué ni analysé tous les facteurs de risque. Une petite erreur et c’est terminé.
S’habituer avec un fonds indiciel, c’est apprendre à naviguer en paquebot. Ça brasse lorsque la météo se déchaîne, tu as peur et parfois tu as le mal de mer, mais tu sais que les risques de couler sont relativement minimes.
En investissant régulièrement avec la méthode du « Dollar cost averaging » (DCA), tu enlèves l’émotion du bon moment (timing). Tu transformes l’investissement en une simple dépense mensuelle courante, tout comme ta facture d’électricité. Au fil du temps, tu apprends à voir les baisses de marché comme des soldes plutôt que comme des catastrophes.
Les fonds indiciels t’apprennent une leçon vitale, celle qu’il est très difficile de battre le marché. En acceptant de suivre l’indice, tu gagnes une paix d’esprit. Tu apprends que la simplicité gagne souvent sur la complexité. Après quelques années et un bon montant investi, là tu peux te lancer, ou pas, dans l’investissement d’actions individuelles en étant conscient du risque tout en jaugeant bien ton exposition.
En bref, on dit souvent que l’investissement, c’est 10 % de mathématiques et 90 % de tempérament. En utilisant les fonds indiciels comme méthode d’apprentissage, tu travailles sur les 90 % qui comptent vraiment.
