Les réseaux sociaux regorgent de pages et d’individus qui donnent souvent l’impression que l’entrepreneuriat est la seule façon de vivre une belle vie. Ils prônent un style de vie glamour avec voyages, restaurants chics, liberté totale et revenus passifs qui sont déposés à tous les mois tout en dépeignant le salariat comme une prison dorée voire monotone. Est-ce la réalité sur le terrain?
Soyons clairs, les entrepreneurs sont importants et leurs entreprises sont une force de l’économie du Québec. Mais les influenceurs qui en parlent sur les réseaux sociaux en vantant leurs succès, omettent souvent quelques faits. C’est difficile. Il faut de l’audace, de l’ambition et le goût du risque. Le taux de survie des entreprises reflète la dure loi du marché. Environ 65 % des compagnies ne franchiront pas le cap des 5 ans et ce taux grimpe à 80 % sur 10 ans. Vous avez bien lu, 1 entreprise sur 5 sera encore en affaires après 10 ans.
Contrairement à ce que l’on peut souvent voir sur les réseaux sociaux, on est loin du mythe du fameux patron millionnaire avec sa Lamborghini. Le démarrage d’entreprise est synonyme de sacrifices financiers importants, de stress élevé, d’effet sur la santé mentale en plus de peu filet et d’aide en cas de difficultés (pandémie, récession, etc.). C’est un chemin ardu mais qui sera récompensé au fil des années.
En bref, en finance tout comme en entrepreneuriat, il s’agit principalement d’une question de profil d’individu. Tandis que certains carburent à l’adrénaline, à la volatilité élevée et à la prise de risques extrêmes, d’autres préfèrent tout simplement faire leur petit bout de chemin tranquillement.
