Les investisseurs à levier connaissent bien ce terme redouté. Le « margin call », ou appel de marge en français, est une mesure de protection mise en place par les courtiers afin d’éviter que les investisseurs qui utilisent de l’argent emprunté ne soient pas en mesure de rembourser leurs dettes. C’est le moment où le risque théorique frappe en devenant bien réel.
Comment ça fonctionne? Lorsqu’un investisseur utilise un compte sur marge, il met ses propres titres en garantie. Du côté du courtier, ce dernier exige qu’une certaine somme soit maintenue dans le compte pour se protéger, c’est ce que l’on appelle la marge de maintien.
Lorsque les marchés sont en baisse, la valeur des titres l’est aussi, alors le montant en garantie diminue de facto. Lorsque que cette valeur tombe sous un certain seuil, normalement un pourcentage minimal, l’appel de marge se déclenche.
Face à un appel de marge, le courtier contacte l’investisseur en lui demandant de remonter rapidement la marge au-dessus du seuil minimal en ajoutant des liquidités comme de l’argent, d’autres actifs ou en vendant des titres mais souvent à perte. Si l’investisseur ne répond pas aux demandes du courtier dans un certain délai ou si les marchés chutent drastiquement, c’est la liquidation forcée. Le courtier a le droit de vendre les actions (sans consentement) au prix du marché en cristallisant ainsi une perte énorme pour l’investisseur.
En bref, l’appel de marge, c’est l’effet de levier inversé qui peut liquider totalement un investisseur. Lorsqu’on investit en utilisant de l’effet de levier, c’est accepter l’amplification des gains tout comme les pertes. Les résultats peuvent être phénoménaux ou désastreux. Ce n’est vraiment pas pour tout le monde.
