Bon samedi ! Aujourd’hui, je vais aborder un sujet délicat pour tout parent : l’aide financière aux enfants devenus adultes. Bien que nous voulions tous le meilleur pour notre progéniture, cette aide peut parfois s’avérer néfaste. Il est crucial de faire la distinction entre soutenir et subventionner.
Qu’on le veuille ou non, l’autonomie financière est une compétence qui s’acquiert par l’expérience, souvent à travers l’erreur ou l’échec. Renflouer systématiquement son compte bancaire ou rembourser son solde de carte de crédit ne l’aidera pas à comprendre les mécanismes de l’argent. Parfois, vivre le stress d’un manque de fonds reste la meilleure façon d’apprendre les bases et l’importance d’un budget.
En secourant son enfant à chaque pépin, on l’encourage malheureusement à maintenir un niveau de vie qu’il n’a pas les moyens de s’offrir. Cela crée une dépendance au confort ; le jour où l’aide cesse, la chute est brutale. L’enfant tombe de haut et éprouve alors de grandes difficultés à remonter la pente.
En bref, l’idée n’est pas de laisser son enfant s’arranger seul en coupant radicalement le cordon, mais plutôt de le soutenir sans lui nuire. Lui offrir une éducation financière et l’encourager à prendre des décisions réfléchies préserve son estime de soi. En contrôlant sa gestion d’argent à sa place, on lui envoie le message qu’on ne le croit pas capable de réussir. En tant que parents, nous devons aussi apprendre à laisser notre « petit » quitter le nid et trébucher quelques fois pour qu’il puisse enfin prendre son envol.
