En bourse et en finance, nous entendons souvent le terme « dry powder » ou « poudre sèche » en français. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Non, ce n’est pas de la drogue ! Cela désigne plutôt la réserve d’argent liquide ou d’actifs hautement liquides qui peuvent être déployés rapidement pour saisir de nouvelles opportunités ou faire face à une crise.
L’expression fait référence au jargon militaire du XVIIe siècle : les soldats devaient impérativement conserver leur poudre à canon au sec afin qu’elle demeure efficace lors des combats.
Pour l’investisseur, c’est la partie du portefeuille gardée en espèces ou dans des titres du marché monétaire. Elle permet de garder des munitions pour acheter des actions à bas prix lors de baisses des marchés, comme une correction ou un krach, et ainsi profiter des aubaines !
Cette poudre sèche offre la flexibilité de réagir rapidement et assure une protection pendant les tempêtes boursières. C’est un puissant avantage face à des vendeurs pressés. Cependant, elle implique un coût d’opportunité : l’argent dort, ne rapporte presque rien et perd de sa valeur face à l’inflation au fil du temps.
En bref, c’est une question de gestion des risques. Faut-il accepter de laisser dormir du cash ou préférer que l’argent travaille en tout temps, quitte à manquer les soldes en cas de chute des marchés ? Personnellement, je demeure 100 % investi.
