Un de mes amis a fait le choix d’acquérir un bateau, un voilier, il y a belle lurette. Depuis ce premier achat, ce marin chevronné a changé d’embarcation à quelques reprises en fonction de nouveaux objectifs. Une passion, ça n’a pas de prix aux yeux d’un capitaine, mais réalistement, ce sentiment de liberté a un coût élevé.
Comme toute dépense importante, l’achat d’un bateau représente un actif coûteux à posséder pour un particulier, car il s’agit d’un actif qui déprécie rapidement tout en générant des coûts (fixes et variables) annuels importants de l’ordre de 10 % à 20 % de sa valeur.
Ce n’est pas un mirage financier, être propriétaire d’un bateau n’est pas donné. Plusieurs dépenses sont à prévoir, notamment les frais de marina et de quai, l’hivernisation, l’entretien, les assurances et le carburant. Eh oui, même le voilier utilise souvent un moteur, selon les caprices de mère nature!
Lors d’un achat de seconde main, il est primordial d’effectuer une inspection par un professionnel pour s’assurer que le bateau soit en bon état, encore plus s’il a navigué en eaux salées. Une expertise maritime, le « Survey », est souvent obligatoire pour assurer un bateau usagé. Ce dernier risque d’avoir besoin de mises à niveau de sécurité et de conformité, d’une remorque ou d’un remorquage, d’un ber, etc.
En bref, le bateau est un symbole important de liberté, mais ses coûts afférents peuvent facilement amputer les désirs de liberté financière de son propriétaire. Encore une fois, tout est question de choix et d’équilibrer les priorités de notre vie.
