Sommes-nous vraiment égaux?

On entend régulièrement parler des inégalités de revenus, mais comment peut-on réellement les mesurer? C’est le rôle de ce que l’on appelle le coefficient de Gini, développé par le statisticien italien Corrado Gini. Comment ça fonctionne?

Imaginez une société où tout le monde gagnerait exactement le même revenu. Dans ce cas, le coefficient de Gini serait de 0. À l’inverse, si une seule personne possédait tous les revenus et que les autres n’avaient absolument rien, alors le coefficient serait de 1.

Plus le coefficient se rapproche de 1, plus les revenus sont inégalement répartis. Plus il se rapproche de 0, plus ils sont répartis également. C’est simple comme ça!

Qu’en est-il au Canada? En 2024, le coefficient de Gini du revenu ajusté après impôt était de 0,305. À titre de comparaison, il était de 0,299 en 2019 et avait chuté à 0,281 en 2020, avant de remonter graduellement par la suite.

Attention, il y a une distinction importante. Le coefficient mesure les inégalités de revenus, pas les inégalités de patrimoine. Ce qui signifie que deux personnes peuvent avoir des revenus relativement similaires, mais des patrimoines complètement différents. L’une peut posséder une maison payée, plusieurs centaines de milliers de dollars en placements et un chalet. Tandis que l’autre peut avoir peu d’épargne et être locataire.

👉 En bref, le coefficient de Gini est un outil qui permet de prendre le pouls des inégalités de revenus dans une société. Mais un seul chiffre ne raconte jamais toute l’histoire, car au-delà de ce que nous gagnons, il faut aussi regarder ce que nous possédons. Pour comprendre réellement les écarts de richesse, il faut aussi regarder le patrimoine, l’immobilier, les placements, les dettes et la transmission intergénérationnelle.

Qui gagne le plus? Qui possède quoi? C’est toute une différence.


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