Tout le monde connaît certaines fables célèbres de Jean de La Fontaine. Mais vous souvenez-vous de celle nommée « Le Rat de ville et le Rat des champs »? Elle est moins connue que celles du « Le Lièvre et la Tortue » ou « La Cigale et la Fourmi », mais représente une excellente analogie en finance : luxe ou liberté?
En résumé, le rat des champs invite son cousin à partager un repas simple, mais paisible à la bonne franquette. Le rat des villes, habitué à une vie plus confortable, l’invite à découvrir les plaisirs de la ville : une table abondante, de la nourriture en quantité et tout le confort qui vient avec. La classe!
Mais pendant leur copieux repas, un bruit les fait fuir. Leur festin est interrompu par la peur et le danger. Le rat des champs préfère finalement retourner à sa vie simple et tranquille en campagne.
Le rat des villes, on pourrait le comparer à celui qui recherche un niveau de vie élevé : grosse maison, belle voiture, restaurants, voyages, gadgets, sorties et tout ce qui rend la vie agréable, mais qui vient aussi avec des dépenses et parfois des dettes importantes.
De l’autre côté, le rat des champs pourrait représenter quelqu’un qui accepte de vivre plus simplement afin d’avoir moins de dépenses fixes et moins de dettes mais davantage de marge financière.
En bref, le vrai luxe n’est peut-être pas de posséder toujours plus. Il faut plutôt se demander quel prix nous sommes prêts à payer pour notre niveau de vie. Parce que si chaque dollar de plus est rapidement dilapidé en nouvelle dépense, notre niveau de vie peut vite devenir une contrainte plutôt qu’une liberté. Nous avons tous des priorités différentes et il n’y a rien de mal à vouloir profiter de son argent. La fable nous amène à nous questionner sur notre façon de vivre sans que nos finances nous dictent constamment quoi faire.
