Les erreurs financières de jeunesse

Lorsqu’on est jeune, nous avons la vie devant nous. Tout nous semble si loin, que nous ne voyons pas le besoin de commencer à épargner et investir tôt afin de profiter des intérêts composés. Et pourtant, en finance, le temps est une ressource précieuse, inestimable, pratiquement plus essentielle que l’argent lui-même.

Le piège classique, c’est d’améliorer son style de vie avec l’augmentation du salaire. Une partie de ce nouvel argent devrait être utilisé comme épargne ou investissement. C’est plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens. Le salaire est normalement à son plus bas et chaque dollar supplémentaire permet un peu plus de confort; un peu plus de fun! Mais il faut savoir que cela aura éventuellement un impact important. Pourquoi? Eh bien, en raison des intérêts composés et que, comme le stipule la règle de 72, les placements doubleront en fonction du rendement. Par exemple, un montant de 10 000 $ investi à un rendement moyen de 7 % par année deviendra 20 000 $ dans 10 ans. Puis 40 000 $, 80 000 $ et finalement 160 000 $ après 40 ans sans aucun ajout de capital supplémentaire.

À 18 ans, on nous offre une arme dangereuse sur un plateau d’argent si mal utilisée: la carte de crédit. On l’utilise pour, la plupart du temps, financer des petits plaisirs tels que vêtements, sorties, voyages et autres! Et le pire dans cela, c’est sans qu’on puisse rembourser ce solde à chaque mois. La règle de 72, ça fonctionne aussi à l’inverse. Avec un taux moyen de 20 % au Canada, cela veut dire que 10 000 $ sur la carte de crédit deviendrait 20 000 $ en 3 ans 1/2 environ si nous ne faisons aucun remboursement. Comme le paiement minimum est de 5 %, le total payé serait donc de 14 950,25 $ en 11 ans environ. Le pire dans tout cela, c’est que cet argent aura été utilisé pour des choses futiles qui ne valent plus rien… Ce crédit à la consommation nous suivra pour longtemps, minant ainsi notre capacité d’emprunt pour une maison par exemple.

Vivre de paie en paie en abusant de la consommation à crédit, sans aucun fonds d’urgence de surcroît, c’est prendre le chemin de l’endettement qui risque de se terminer dans le mur, avec proposition de consommateur ou même la faillite. Heureusement, il n’est jamais trop tard pour commencer et se reprendre en main, mais il faudra travailler encore plus fort pour arriver aux mêmes résultats.

👉 En bref, si nous avions qu’une chose à retenir, c’est que le temps, c’est de l’argent, peu importe le montant que nous investissons. Mais je sais que ce message ne résonnera pas tant auprès des plus jeunes, car il faut aussi que jeunesse se fasse. Il faut apprendre. Mais parfois, le coût de l’apprentissage est cher payé, ayant moi-même dilapidé 5 000 $ pendant l’été de mes 15 ans, montant qui aurait une valeur d’environ 40 000 $ aujourd’hui.


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