Investir au sommet

Une question qui a toujours été sur toutes les lèvres, que tout le monde se pose au moins une fois dans sa vie d’investisseur : faut-il investir alors que les titres boursiers atteignent des sommets? La réponse courte est non, attendre une baisse des marchés pour investir est une stratégie beaucoup plus coûteuse que d’investir au sommet. Mais attention, cela ne veut pas dire d’investir dans n’importe quoi non plus.

Souvent, nous avons l’impression que le sommet est comme une falaise, qu’on a plus de risque de tomber. Mais en finance, un sommet est plutôt un signe de croissance économique. Historiquement, les marchés boursiers atteignent de nouveaux sommets environ 15 à 20 fois par année, soit un nouveau sommet tous les 2 à 3 mois en moyenne. Sur le long terme, les marchés passent la plupart du temps près de leurs sommets.

La raison est que les marchés boursiers comportent une tendance haussière structurelle notamment en raison de la croissance économique, l’innovation et de l’inflation. Le système est fait pour monter sans cesse, avec des corrections, des krachs et des rebonds. Si on arrêtait d’investir, nous pourrions manquer les plus grandes vagues de création de richesse de l’histoire.

Il faut profiter des opportunités qui se présentent lors de baisses des marchés, certes, mais ne pas vivre dans l’attente. Attendre une baisse de 10 % en ratant une hausse de 20 %, c’est un coût chèrement payé. Avec discipline et constance dans nos investissements, on retire le facteur émotif de la transaction et les prix moyens de nos actifs s’en porteront bien sur le long terme.

👉 En bref, l’atteinte d’un sommet est tout simplement le début d’un autre… Oui, il se peut qu’on ait à traverser une crevasse, qu’on glisse un peu plus bas pour ensuite remonter. Et même lorsque nous croyons être enfin au sommet, l’objectif ultime, les nuages se dissipent et on y aperçoit de nouveaux sommets au loin attendant patiemment d’être gravis. Le vrai risque n’est pas le sommet, mais l’attente éternelle d’une correction qui ne vient pas.


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