L’achat de temps

Lorsque l’on vise l’indépendance financière, il arrive tôt ou tard que l’on doive jongler avec l’idée d’une stratégie d’impartition : déléguer des tâches comme la tonte du gazon, l’entretien ménager ou la préparation des repas. Ce qui semble être une excellente idée au départ peut toutefois devenir un piège, un couteau à deux tranchants.

Le concept est bon, mais il exige de connaître la valeur réelle de son propre temps. Payer 50 $ de l’heure pour un service alors que notre taux horaire est de 25 $, ce n’est pas rentable ; c’est une évidence. Même à taux égaux, il faut se rappeler que l’argent net a déjà été imposé : il faudra donc travailler plus d’une heure pour en payer une, selon notre taux d’imposition. Déléguer devient réellement rentable lorsque le coût du service est inférieur à ce que l’on peut générer en travaillant, ou si ce temps libéré est investi pour augmenter notre propre valeur.

Le problème survient lorsque l’achat de temps se fait au profit de la consommation passive. Si l’on délègue pour aller magasiner ou se faire coiffer, on paie deux fois : une fois pour le service, et une seconde fois par l’absence de productivité ou par la dépense supplémentaire effectuée. Pour qu’il s’agisse d’un investissement, le temps libéré doit avoir une fonction précise : produire de la valeur ou avoir un impact positif significatif sur notre performance globale.

👉 En bref, les services peuvent être d’excellents leviers, mais ils peuvent aussi devenir des obstacles à la liberté financière. S’occuper soi-même de certaines tâches reste un moyen efficace d’économiser tout en conservant un mode de vie actif!


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