La décennie perdue

Depuis quelques années, nous, investisseurs, sommes habitués à voir l’indice américain afficher des rendements à deux chiffres, soit de 10 % et plus. En raison du recul historique, nous croyons qu’il s’agit d’une normalité. Pourtant, saviez-vous que le S&P 500 a déjà stagné, voire affiché un bilan négatif, pendant une dizaine d’années?

Cette période, de janvier 2000 à décembre 2009, fait référence à des rendements faibles, voire négatifs, qui ont marqué un long surplace et ont ébranlé la croyance selon laquelle les actions progressent toujours à long terme. L’histoire nous a démontré que c’est vrai, certes, mais encore faut-il avoir la capacité psychologique de traverser une telle décennie.

Est-ce que cela peut se reproduire? Probablement, mais personne ne le sait. À l’époque, cette situation a été causée par plusieurs crises majeures : l’éclatement de la bulle Internet au début des années 2000, les attentats du 11 septembre 2001 et la crise des « subprimes » de 2007 à 2009.

Votre portefeuille est-il prêt à affronter une telle crise de nouveau? La diversification internationale est souvent la clé pour ne pas dépendre uniquement de Wall Street. En même temps, force est d’admettre que les mégacapitalisations américaines surperforment grandement. C’est avant tout une question de tolérance au risque et de profil d’investisseur.

👉 En bref, bien que la décennie perdue ait été une période sombre pour les investisseurs, l’histoire démontre que les marchés font preuve d’une grande résilience à long terme. Même le meilleur marché du monde peut traverser de longues périodes difficiles.


Publié le

dans

, ,

Par

Étiquettes: