Le biais domestique

Dernièrement, j’ai utilisé l’intelligence artificielle pour calculer la pondération géographique de mon portefeuille. Bien que je m’en doutais, j’ai une surpondération au Canada, ce qui est tout à fait typique des investisseurs canadiens. Je vous parlerai de mes résultats précis dans une prochaine publication, mais aujourd’hui, je veux vous expliquer en quoi consiste le biais domestique, ou « Home bias » en anglais.

Simplement, il s’agit de la tendance des investisseurs à investir massivement dans les actifs de leur propre pays, alors qu’une diversification mondiale offrirait théoriquement un meilleur équilibre entre le risque et le rendement. C’est l’un des biais comportementaux les plus répandus en finance.

Pourquoi agit-on ainsi ? Parce que nous avons naturellement plus confiance en ce que nous connaissons. Pensez à la familiarité des compagnies dont nous entendons parler au quotidien, que nous côtoyons au centre commercial, etc.

Investir localement nous procure un sentiment de contrôle et de sécurité. De plus, plusieurs investisseurs préfèrent s’éviter les fluctuations du dollar canadien face aux devises étrangères, sans oublier les avantages fiscaux liés aux investissements faits dans notre propre pays.

👉 En bref, ce comportement n’est pas nécessairement mauvais, il faut simplement en être conscient. De mon côté, je sais que c’est mon exposition au secteur financier canadien qui fait ressortir ce biais dans mon portefeuille. Après tout, le meilleur portefeuille n’est pas celui qui est parfait sur Excel ; c’est celui que vous serez capable de conserver pendant les 30 prochaines années, même lorsque les marchés traverseront des crises.


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