Je vous parle souvent qu’en bourse, il est très difficile de prédire la direction du marché. Le principe des 10 meilleurs jours démontre qu’essayer d’anticiper les mouvements à court terme expose l’investisseur à un risque majeur, soit celui de rater les hausses les plus spectaculaires.
Ce concept prouve mathématiquement que la performance d’un portefeuille sur le long terme dépend en fait que d’une poignée de jours importants. En fuyant le marché par peur d’une baisse, l’investisseur mine son propre rendement.
L’impact financier d’un mauvais « timing » a été illustré par une étude célèbre de J.P. Morgan Asset Management qui illustre parfaitement ce phénomène. En simulant un investissement initial de 10 000 $ dans l’indice américain du S&P 500 sur une période de 20 ans :
Investissement continu : Le capital grimpe à environ 80 619 $ (rendement annuel de ~11 %).
En ratant les 10 meilleurs jours : Le capital final chute à seulement 35 866 $ (rendement de ~6,6 %).
En ratant les 20 meilleurs jours : Le gain s’effondre à 21 177 $ (rendement de ~3,8 %).
En ratant les 30 meilleurs jours : Le portefeuille stagne à 13 826 $ (rendement de ~1,6 %).
L’explication est relativement simple : l’imprévisibilité. Les meilleures séances surviennent de manière totalement inattendue. L’effet de rebond se produit la plupart du temps en pleine crise, provoquant ainsi des extrêmes qui créent la reprise en V.
En bref, encore une fois, il s’agit de psychologie humaine. Pendant que l’investisseur panique et vend pour réduire ses pertes, il rate totalement la reprise immédiate. Il est impératif de prioriser le temps de présence dans le marché pour ne pas manquer le retour du balancier!
