Aujourd’hui, un sujet pertinent à discuter avec la baisse récente du taux directeur de la Banque du Canada. Depuis le 29 janvier 2025, c’est 75 points de base en moins, soit 0,75 %, ce qui permet à plusieurs ménages de renouveler ou refinancer leur hypothèque à un taux d’intérêt autour de 4 %. C’est un outil puissant, qui peut même sembler une solution miracle, mais qui peut rapidement tourner au cauchemar et devenir un piège à long terme.
Le refinancement consiste à remplacer ton prêt actuel par un nouveau, bien souvent plus gros, et qui permet d’obtenir un meilleur taux d’intérêt, d’allonger le terme du prêt (durée) ou encore, financer un projet de rénovations ou rembourser d’autres dettes à haut taux d’intérêt à même l’équité de la maison. Ce sont des avantages indéniables qui permettent de libérer des liquidités et stabiliser le budget.
Le plus grand désavantage, c’est celui qui se cache derrière le côté obscur du refinancement : le cercle de l’endettement. C’est le piège le plus fréquent, la remise à zéro du compteur. Les dettes sont remboursées, on se remet à surconsommer et cela, jusqu’au prochain refinancement. Pendant ce temps, le solde hypothécaire ne bouge pas, il stagne ou pire, il s’allonge en plus. Tout cela causé par une mauvaise gestion du crédit utilisé pour s’acheter un style de vie au-dessus de nos moyens (véhicule neuf, voyages, etc.). Ce n’est qu’une illusion de richesse.
En bref, le refinancement hypothécaire doit être utilisé pour améliorer notre situation financière ou financer des actifs comme des rénovations qui prendront de la valeur, des investissements, etc. La consolidation de dettes ne doit pas être une stratégie récurrente, des changements drastiques du budget et des habitudes de consommations doivent être mis en place afin de ne pas tomber dans le panneau encore et encore. Utiliser le refinancement pour financier des passifs, c’est une route directe vers le surendettement et l’appauvrissement.
