Et si le crédit n’existait pas…

« Dis-moi pourquoi j’existerais », comme le chantait Joe Dassin ? Aujourd’hui, j’imagine un monde sans crédit à la consommation (cartes de crédit, prêts personnels, etc.), mais en faisant deux exceptions : l’hypothèque et la voiture. Quels en seraient les impacts sur notre société ?

Bien que cela éliminerait le surendettement, cela ralentirait aussi considérablement la vitesse à laquelle l’argent circule. Ce serait la fin de la gratification instantanée : il faudrait user de patience et économiser pour acheter. Chaque bien de consommation (télévision, ordinateur, téléphone, électroménagers, etc.) devrait être payé comptant. On reviendrait à une culture d’épargne stricte, à des délais d’acquisition allongés et probablement à plus de simplicité en faisant des choix plus éclairés. Les gens vivraient avec moins de confort et la logistique serait plus complexe pour certains paiements, comme la réservation d’un hôtel ou d’une voiture.

Le monde vivrait un ralentissement économique majeur, sachant que la consommation représente environ 70 % du PIB dans plusieurs pays. Sans le support financier du crédit, il y aurait une baisse de la demande, car les gens opteraient plutôt pour des biens durables et réparables. Les prix chuteraient en raison du manque de consommateurs. Il y aurait malheureusement des millions de pertes d’emplois partout dans le monde.

Les banques subiraient d’énormes pertes de revenus, notamment avec les intérêts de crédit qui n’existeraient plus (cartes, marges, prêts personnels, etc.). En bourse, on pourrait s’attendre à des valorisations plus basses des entreprises et à une croissance plus modeste. Terminé la spéculation : les marchés seraient plus stables avec une baisse de la volatilité. Certains secteurs souffriraient plus, comme ceux des biens de luxe, des technologies de pointe, du divertissement ou de la consommation discrétionnaire.

👉 En bref, sans crédit, le monde ne serait plus le même. Serait-il meilleur ? Je ne saurais dire. Ce serait plutôt un échange de problèmes. Un peu comme un voyage dans le temps, où un changement amène des répercussions inattendues : on réglerait une crise humaine, mais on en créerait une sociale.


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