Lorsque j’ai acheté ma première maison, le coût moyen d’une maison unifamiliale tournait autour de 100 000 $. Une résidence de 250 000 $ était alors un véritable palace, la « maison trophée » que tout le monde convoitait : neuve, spacieuse et au goût du jour.
À cette époque, la règle du 30/30/3 était encore réaliste pour acquérir une propriété. Elle stipule qu’un maximum de 30 % du revenu brut doit être alloué aux paiements mensuels liés à l’habitation, qu’il faut disposer de 30 % de la valeur de la maison en liquidités (20 % pour la mise de fonds et 10 % en fonds d’urgence), et que le prix total de la propriété ne doit pas dépasser trois fois le salaire annuel brut.
De nos jours, selon les données de Nesto, le coût médian d’une maison unifamiliale au Québec a atteint 511 850 $. Pourtant, selon la règle du 30/30/3, un couple dont chaque partenaire gagne 55 000 $ par année ne pourrait s’offrir qu’une propriété d’un maximum de 330 000 $. C’est un écart de près de 182 000 $.
À ce prix, nous sommes loin de la maison neuve mentionnée plus haut. Il s’agit plutôt d’une propriété d’au moins 25 ou 30 ans, nécessitant probablement 100 000 $ en rénovations pour l’entretien courant et une remise au goût du jour.
En bref, l’accès à la propriété est devenu difficile, mais il n’est pas impossible. De nouveaux outils et allégements financiers (comme le CELIAPP) sont disponibles depuis quelques années. Il est donc plus crucial que jamais d’élaborer une stratégie avec un professionnel afin d’optimiser chaque dollar épargné pour son projet et rêve immobilier.
