Avez-vous déjà entendu cette expression anglaise d’être « house poor »? Celle-ci signifie qu’une personne est riche en briques (maison) mais totalement pauvre en liquidités (argent). Cela survient lorsqu’une personne consacre une part tellement importante de ses revenus aux dépenses liées à sa maison qu’elle n’a plus assez d’argent pour ses autres besoins de base. C’est le piège classique de la classe moyenne.
C’est une illusion de richesse car même si l’équité de la maison monte lentement au fil du temps et des paiements, la vie de tous les jours est financièrement difficile. Elle possède un actif majeur, mais vit malheureusement d’une paie à l’autre avec tout le stress que cela engendre.
Quels sont les principaux symptômes ?
Plus de 32 % du revenu brut part dans l’habitation (hypothèque, taxes, assurances et chauffage).
L’épargne pour la retraite ou les urgences est inexistante.
Isolement social par manque d’argent
Quelles en sont les causes? Quelques facteurs entrent en ligne de compte. D’abord, la surenchère générée par le maximum de ce que la banque permet d’emprunter, question de se mettre la corde au cou. Ensuite, l’effet de comparaison et ainsi vouloir la maison qui projette un certain statut social. Enfin, la plupart des nouveaux propriétaires sous-estiment les frais et oublient que posséder une maison, c’est aussi payer pour la toiture, la tondeuse, le déneigement, la hausse des taxes municipales et j’en passe.
En bref, l’idée n’est pas de décourager les gens de devenir propriétaires, mais surtout les encourager à le faire de façon intelligente selon leurs besoins et leurs moyens, question de ne pas finir par crouler sous les dettes en raison d’une mauvaise planification financière que comporte une telle acquisition.
