C’est probablement l’une des questions les plus polarisantes en finances personnelles au Québec et malheureusement, la réponse courte est simplement : ça dépend. La vraie question n’est pas seulement combien nous payons, mais aussi ce que nous recevons en retour.
Bien que le Québec figure parmi les administrations où le fardeau fiscal est le plus élevé en Amérique du Nord, il offre en contrepartie un filet social beaucoup plus généreux que ses voisins (santé, éducation, services de garde, soutien aux familles, infrastructures, etc.).
Comme en finances personnelles, tout est une question de compromis. Moins d’impôts signifie généralement davantage d’argent disponible aujourd’hui, mais aussi moins de revenus pour financer les services publics, à moins de réduire les dépenses de l’État. À l’inverse, une fiscalité plus élevée permet de financer davantage de programmes, mais réduit le revenu disponible des ménages. C’est un équilibre difficile à atteindre et qui peut être questionnable, dans une société démocratique.
Plusieurs confondent souvent l’imposition et les déductions (retenues à la source). Le RQAP, la RRQ, l’assurance-emploi, la cotisation syndicale et autres ne sont pas de l’impôt! Au Canada, nous avons de l’impôt progressif, ce qui signifie que plus votre revenu augmente, plus votre taux d’imposition s’élève (palier).
En bref, il n’existe pas de réponse universelle. La fiscalité est autant une question d’économie que de choix de société. Peu importe notre opinion, une chose demeure essentielle : comprendre où va notre argent et planifier nos finances en fonction des règles en vigueur plutôt qu’en fonction de celles que nous souhaiterions avoir. Votre pouvoir pour faire changer les choses, c’est de voter aux élections!
