Sacrifier sa jeunesse, un mythe?

J’adore écouter les podcasts de Ben Felix. Récemment, il a fait un nouveau vidéo dans lequel il déconstruisait plusieurs grands mythes de la finance personnelle, dont celui d’investir agressivement pendant notre jeunesse pour profiter rapidement de l’effet des rendements composés.

Il mentionnait que, comme tout bon mythe, il y a des éléments de vérité. L’horizon de temps est bel et bien en élément clé afin de profiter de la huitième merveille du monde, mais à un jeune âge, il est important de considérer que les revenus sont généralement plus faibles. Ces derniers vont croître au fur et à mesure que la carrière progressera tout comme le feront les compétences, les expériences, la santé et les souvenirs.

S’appauvrir volontairement au pire moment de notre vie, c’est-à-dire lorsque nos revenus et notre niveau de vie sont à leur plus bas, serait de sacrifier davantage au moment où on peut moins se le permettre. Investir tôt demeure extrêmement puissant, mais cela ne signifie pas qu’il faut maximiser son taux d’épargne au détriment de sa vie actuelle. Cela permettrait de bâtir l’habitude et la discipline d’investissement sans tomber dans l’excès de privation pour ensuite augmenter drastiquement la part investie lorsque les revenus augmenteront et se stabiliseront.

👉 En bref, penser uniquement à l’accumulation de richesse à un jeune âge serait de passer à côté de l’essentiel selon le modèle économique de cycle de la vie, soit maintenir un niveau de vie cohérent tout au long de notre existence. Le but n’est pas de maximiser notre patrimoine à 25 ans, mais de construire une vie financièrement équilibrée de 25 à 85 ans.


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